Les organisateurs de la 3e édition du Concours de nouvelles : Où va le monde?, dans le cadre du festival Quartier du Livre organisé par la mairie du 5e et les bibliothèques de l'arrondissement ont partagé avec moi leur présentation de ma nouvelle "Terres Nouvelles" qui a reçu le 8e prix.
Félicitations à tous les Lauréats et un grand merci au comité de lecture.
J'aime le fait qu'à l'appel de mon nom d'artiste, mon genre ait été fluide...
Cliquez sur la photo ci-contre pour lire la présentation de ma nouvelle.(....)
Nouvelle n°8
La nouvelle qui suit, nous pourrions la résumer très brièvement ainsi :
Dans un monde régi par des technologies omniprésentes, où les repères culturels et familiaux s’effacent, une mère et sa fille tentent de préserver un lien fragile et de se réinventer.
Clarisse et Rosa, les deux protagonistes de ce texte, vivent ensemble. Logique, pour une mère et une fille, mais on devine une faille entre elles. Car en fait, ce sont deux temporalités, deux sensibilités qui cohabitent : l’une est issue d’un monde en perte de sens, l’autre appartient déjà à un avenir qu’elle n’attend plus — qu’elle veut construire.
Rosa, une adolescente brillante et posée, guide sa mère Clarisse dans les méandres administratifs et numériques d’un État devenu abstrait. Clarisse se raccroche à ce lien filial comme à sa dernière boussole. Leur relation, tout en non-dits, en gestes modestes et en tendresse pudique, est au cœur de ce récit : l’auteurice nous décrit une complicité inversée, où l’enfant devient le pilier. Ce renversement générationnel est abordé tout en subtilité et en émotion.
Bien sûr, à un moment tout bascule, (car il faut que quelque chose bascule dans une histoire, sinon elle ne décolle pas) et ce moment de bascule intervient quand Rosa dit à sa mère qu’elle veut partir pour les Terres Nouvelles, et surtout qu’elle ne reviendra pas. Je ne vous dirai rien de plus, il vous faudra lire pour avoir la suite.
Derrière le décor de science-fiction et de dystopie (voire de toratopie, mais là encore, il vous faudra lire pour comprendre), cette nouvelle est avant tout un texte d’humanité.
Une bonne histoire est souvent une histoire qui arrive à embarquer son lecteur dès le premier paragraphe. Et c’est exactement cela que cette nouvelle arrive à faire. La toute première image du texte, extrêmement visuelle, nous entraîne. C’est une image qui prend toute son importance à la fin du texte, mais je m’arrêterai là, pour ne pas trop en dévoiler.
Le jury a salué un regard original sur le générationnel, un mélange subtil de mondes et de temporalités, et une densité d’idées dans un format très court. Cette nouvelle ne cherche pas à prédire l’avenir, mais à sonder ce qu’il reste de notre humanité quand les repères vacillent : l’amour, la mémoire, le choix, et l’élan vers un ailleurs possible.
Je vais m’arrêter là, et appeler l’auteur.ice Goliathus, pour : « Les Terres Nouvelles ».