J'ai transmis ce jour ma contribution à l'Appel à textes pour L'Ampoule n° 18.
Ma nouvelle s'inspire très librement du roman de Jeanette Winterson et d'une mythologie de ma propre enfance
Mon texte comporte moins de vingt mille signes (exactement 16.200 s.e.c.), soit 6 pages et est accompagné d'une photographie en noir & blanc inédite.
Croisez les doigts pour moi
Synopsis
Tout est parti d’une mythologie domestique: chez nous, les serviettes de bain n’avaient pas le droit de quitter la salle d’eau.
À partir de cette règle absurde et rituelle, j’ai voulu interroger les frontières invisibles qui ont façonné mon enfance : celles du corps, de la pudeur, de la foi et du regard des autres.
Le jour où un caméscope familial est entré dans notre maison, j’ai découvert mon propre double, ce reflet objectif et impitoyable que renvoie l’image : celui qu’on voit de l’extérieur, celui qu’on croit connaître.
Ce moment de révélation — à la fois cocasse, cruel et fondateur — m’a confronté à la supercherie du visible, au trompe-l’œil de l’identité.
Sous le vernis du réalisme domestique, j’ai cherché à écrire une fable intime sur la dissociation, la honte, et l’émancipation de celui qui apprend enfin à franchir le seuil interdit.