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Au feu, l'adolescence! (Nouvelle)

Au feu, l'adolescence! (Nouvelle)

Goliathus

Synopsis

Ma nouvelle "Au feu, l'adolescence!" a été publiée sur l'édition électronique de la Revue QUINZAINES!

Pour la découvrir, cliquez sur le lien ci-contre et laissez défiler jusqu'au 9e texte...

Bonne lecture!

Genèse

Ma nouvelle est l'une des lauréates du concours organisé en Juin 2020 par le Journal Quinzaines.

Il s'agissait de composer une courte nouvelle (maximum 3500 s.e.c) entièrement inédite commençant obligatoirement par la phrase :

"Une fumée épaisse recouvrait le village."

Ma nouvelle évoque le retour au village d'un homme consumé par l'existence.

Elle s'inspire d'un tableau célèbre de Caspar David Friedrich (Der Wanderer über dem Nebelmeer) et rend hommage à trois grands écrivains :

James Fenimore Cooper, Hervé Bazin et Jean Giono,

Ma nouvelle a également paru en juillet 2020 en page 27 du recueil collectif "Nouvelles Choisies" édité par les Editions Nouvelles.



Extrait

"L'église verte"

(...) Adolescent, sous prétexte d’une exploration des clairières en quête d’airelles ou d’achillées, l’homme s’enfonçait profondément dans le massif, échappant un temps aux vexations minuscules et terribles qui sont la plaie de cet âge. 

La magie de la sylve opérant, il s’imaginait audacieux et farouche dans son église végétale, malgré sa condition chétive et son tempérament de pleutre. 

Mainte fois il livra sa nudité aux hôtes des bois et se rêva pareil, bien qu’il n’eût jamais en lui la moindre parcelle de sauvagerie. Il avait un nom, une famille, un passé, tous liés au village étouffant en contrebas ; il aurait voulu les rayer d’un trait de mine de charbon.

La forêt était son refuge, qui prolongeait son univers livresque ; ombres, saillies, rayons furtifs crevant les frondaisons participaient d’une illusion. 

Il aimait en particulier rejoindre la frontière nette qui sépare la zone lumineuse des arbres à feuilles du royaume sombre des conifères ; la chevaucher, c’était choisir le paradis ou l’enfer, selon son humeur ou son désir. 

Puis, il montait jusqu’à l’éperon rocheux qui domine la vallée afin d’embrasser une gloire éphémère. (...)